Des offres de crédit peuvent également émaner d'intermédiaires (des personnes ou des officines) qui mettent en rapport prêteurs et emprunteurs et agissent en vertu d'un mandat que leur est délivré par un établissement de crédit. Ils doivent alors faire connaître à l'emprunteur, l'identité de l'établissement pour le compte duquel ils agissent. S'ils se livrent à du démarchage, ils doivent obligatoirement être porteur d'une carte spéciale délivrée par l'établissement. Ils ne peuvent demander de rémunération avant le versement effectif des fonds prêtés.
L'activité de ces intermédiaires se développe surtout
autour de la recherche de prêts de consolidation destinés à
rembourser par anticipation des prêts dont les taux ne sont plus en
rapport avec la situation actuelle du marché, ou à alléger
la charge mensuelle de remboursement par un étalement sur un délai
plus long.
Les consommateurs qui recourent aux services de ces intermédiaires sont très souvent des personnes qui n'ont plus accès au crédit « classique » soit parce qu'elles sont déjà très endettées, soit parce qu'elles ne justifient pas de ressources suffisantes pour pouvoir emprunter. Cette population n'étant pas en situation de se défendre, il est plus que probable que les intermédiaires en profitent pour se faire payer des honoraires pour frais d'étude de dossier ou autre, alors même qu'ils savent pertinemment ne pas être en mesure de refinancer de tels dossiers.
Il n'est pas rare de les voir ensuite produire des créances de l'ordre
de 5 à 6 000 F dans le cadre de la procédure de surendettement
que leurs clients ont finalement été contraints de mettre en
uvre.
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