España


LA BANQUE: UN DROIT POUR TOUS ? UN SERVICE UNIVERSEL ?

 

Les rapports entre les banques et les consommateurs sont et restent déséquilibrés.

Les services financiers offerts ne brillent pas par leur transparence. Les clauses abusives insérées dans les contrats sont fréquentes. De nombreux moyens de paiements proposés n'offrent pas aux consommateurs toutes les garanties que l'on est en droit d'attendre au niveau de la sécurité. On pense notamment aux nouveaux modes d'accès aux services bancaires par Internet. L'incident récent publié dans la presse nous laisse pensifs. Un consommateur a pu via son P.C. accéder au compte d'un tiers et le débiter d'une somme symbolique qu'il s'est fait verser sur son compte personnel.

Comisión EuropeaEscuela Europea de ConsumidoresGobierno de CantabriaMAG (Estudios de Consumo) S.L.IFAVConsomation et Logement Cadre de VieAssociation d'avocats

 


L'exclusion sociale commence par le refus d'accès de certains consommateurs aux services
d'une banque


 

Face à cette preuve flagrante d'absence de sécurité du système, la banque a réagi en fermant son réseau et en informant son aimable clientèle que « le système était momentanément suspendu ». Sans plus.

Sans donner les explications que le consommateur attendait. De quoi bien entendu rassurer les usagers.

Les prix des services bancaires manquent également de transparence. Par ailleurs, on aurait pu s'attendre à une baisse des prix avec l'internationalisation du marché. Il n'en est rien. Même l'introduction de l'euro semble n'avoir rien changé pour les simples consommateurs.

Pourtant le rôle des banques dans la vie quotidienne est important.

Les paiements sont une composante essentielle du fonctionnement de notre société.

L'article 23 de la constitution belge donne droit à tous les citoyens de vivre dans la dignitéhumaine. Les services financiers se doivent d'être une des composantes permettant l'accès à cette dignité.

L'exclusion sociale commence par le refus d'accès de certains consommateurs aux services d'une banque.

Et ce alors même que le compte à vue permet les paiements les plus importants dans la vie d'une famille : loyers, gaz, eau, électricité…

Il permet de disposer en permanence de ressources d'argent liquide tout en étant protégé du vol. Il contribue à faciliter le paiement échelonné de certaines factures. Il permet de percevoir son salaire….

 

Dans ce contexte le service bancaire de base doit être un droit. Il doit être accessible à tous à un prix abordable.

Il convient donc que le législateur adopte les mesures nécessaires pour que tous les citoyens puissent avoir accès à ce service bancaire minimum.

Soulignons qu'actuellement la banque de La Poste est encore la seule à accepter sans sourciller l'ouverture d'un compte en faveur d'un minimexé, ou d'une personne sans revenus…